Accueil

Téléchargement texte.

Le Projet

Nous vous proposons ici la description détaillée du projet, tronçon par tronçon, suivant l’Etude d’Incidences.

A noter: en conséquence des nombreuses objections de la part des riverains et de la Commune, le projet a évolué depuis la rédaction de l’Etude d’Incidences en 2003. Certains changements ont été incorporés au Certificat d’Urbanisme et sont donc officiels. D’autres ont été proposés par la SNCB individuellement à certains groupes de riverains, et encore d’autres proposés par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, mais il faut attendre la demande du Permis d’Urbanisme pour voir s’ils vont tous être incorporés dans le projet final. Tous ces changements sont mentionnés en gras.

1: Pont-Fraiteur-Halte de Watermael

Pour la partie de ce tronçon sur le territoire d’Ixelles, le Permis d’Urbanisme a déjà été obtenu. (Il en est de même pour les travaux de la Halte des Arcades).

Juste après le passage sous le pont Fraiteur, au niveau du cimetière d’Ixelles, le projet prévoit de construire un tunnel de 220 m de long. La trèmie d’accès au tunnel au sud débutera au niveau du cimetière et se prolongera sur 290 m jusqu’au niveau du croisement de la L161 avec la L26. Le projet prévoit d’équiper cette trémie d’un mur anti-bruit de 4 m de haut sur une longueur de 100 m à proximité de la rue des Brébis. Cette trémie sera prolongée par une dalle sous voies de 232 m où il est également prévu de placer un mur anti-bruit de 2,70 m de hauteur.

A la Halte de Watermael (pour rappel, la Gare de Watermael est un site classé), le projet prévoit la création de 2 parkings pour vélos accessibles: pour l’un depuis l’av. des Taillis, pour l’autre depuis la rue des Arcades. Le quai existant de la voie B sera porté à 350 m (allongement en direction de Boitsfort). Le quai existant de la voie A est également porté à 350 m. Un nouveau quai de 350 m sera créé à l’Est du faisceau des voies. Pour permettre l’accès au nouveau quai, un prolongement du couloir existant sous les voies a été prévu (Permis d’Urbanisme déjà obtenu), ainsi que l’aménagement d’une nouvelle rampe d’accès. Les travaux se feront sur les terrains de la SNCB et sur les fonds de jardins des numéros impairs de la rue Gratès, expropriés pour permettre l’élargissement de la plateforme.

A la suite des objections des riverains, les conditions suivantes ont été incluses dans le Certificat d’Urbanisme: la réduction à 250 m de la longueur de chaque quai; l’amélioration de l’aspect du mur anti-bruit situé dans la perspective de la rue des Brébis; le “ripage” du quai en direction de Bruxelles vers le sud et l’aménagement d’un accès à l’av. des Taillis; la suppression d’un accès proposé à la rue du Bien-Faire; le raccordement du mur anti-bruit projeté au sud de la gare au bâtiment annexe de la gare; la réalisation du mur anti-bruit du nord de la gare avec le même appareillage et les mêmes matériaux que ceux de la gare; la réalisation d’une étude acoustique détaillée; l’aménagement d’un parking pour vélos à l’accès de la rue du Roitelet et un autre à proximité du bâtiment de la gare; la modernisation du parking de la gare situé le long de l’av. des Taillis; l’aménagement d’un espace vert dans le reste de l’ancienne gare de marchandises.

L’étude paysagère demandée par Mme Dupuis, Secrétaire d’Etat de l’Urbanisme, prévoit une “végétation d’accompagnement” au mur anti-bruit à l’ouest de la ligne. A la gare, l’étude propose des mesures pour sécuriser et pour faciliter l’accès au passage souterrain, et l’installation de plantes grimpantes de part et d’autre des accès au souterrrain. Elle suggère aussi la végétalisation de l’espace d’accompagnement et la valorisation de l’encadrement paysager de l’ancienne gare (arbres, arbustes, plates-bandes). Les murs acoustiques seraient déguisés par des arbustes de la même hauteur que les murs. Une “sculpture sonore” est également prévue. L’espace parking à côté de la Gare serait aménagé pour offrir 29 places pour le public et 14 pour le garage, mais serait sans clôture et planté d’arbres, afin de créer un espace de promenade (ces suggestions ne tiennent pas compte de l’éventuel “ripage” des voies vers l’ouest mentionné ci-dessous).

Tronçon 2: Halte de Watermael-Pont Bien-Faire

Le projet prévoit l’élargissement des voies uniquement vers l’est (du côté de la rue Gratès). Les travaux nécessiteront l’expropriation partielle des fonds de jardins d’une vingtaine de parcelles de cette rue. Au Pont Bien-Faire, il est prévu d’élargir le tablier du pont d’une dizaine de mètres pour permettre la pose des 2 voies supplémentaires et des nouveaux quais de la Gare de Watermael, qui se prolongeront au-delà du pont. Ces travaux nécessiteront la démolition de 2 maisons. Un mur anti-bruit de 2,5 m de hauteur est prévu du côté du Dries.

Ceci étant l’un des tronçons les plus sensibles, à cause de la très petite taille des jardins de la rue Gratès et de l’importance historique et culturel du pont (repris dans des dessins de Hergé), les objections ont été nombreuses et bruyantes. Le Certificat d’Urbanisme donc a prévu: le “ripage” des voies existantes au maximum vers l’ouest de manière à s’éloigner des maisons de la rue Gratès, tout en se raccordant aux voies actuelles à la fin de la rue des Archives; le maintien du pont actuel de la rue du Bien-Faire.

Selon les dernières nouvelles, la SNCB aurait maintenant accepté de construire les nouvelles voies entièrement à l’ouest depuis la Gare de Watermael, pour les ramener graduellement vers l’est après le Pont de l’Elan. Nous attendons la confirmation officielle de ce changement d’importance capitale.

L’étude paysagère prévoit le remplacement des murs verts, peu esthétiques, par un “glacis paysager”, un mur dont l’habillage donne l’aspect d’une pente régulière qui efface le rythme horizontal des jardinières de béton et l’empilement d’éléments préfabriqués. Une couche de terre arable de 20 cm d’épaisseur est appliquée en façade de l’ouvrage, en plus des terres qui remplissent chaque jardinière. Celle-ci est maintenue contre l’ouvrage par un feutre pré-ensémencé et un treillis métallique rigide à petite maille. L’aspect de cet habillage s’apparentera à court terme à un talus enherbé à forte pente.

Tronçon 3: Pont Bien-Faire-Av. Van Becelaere (Grands Buildings)

Le projet prévoit un élargissement de la plate-forme ferroviaire qui nécessitera le reprofilage du talus et la pose d’une dalle sous voies côté est. Il est prévu d’encadrer les 4 voies de 2 murs verts. (La SNCB a ensuite suggéré de construire les voies en viaduc). Les travaux nécessiteront l’expropriation partielle des fonds de jardins des maisons Nos. 158 à 26 de l’av. Van Becelaere. Au Pont de l’Elan, le tablier du pont sera élargi afin de faire passer les 2 voies supplémentaires. Le projet prévoit la construction à l’est d’un mur vert de 7,5 m de hauteur. A l’ouest il est prévu de construire un mur anti-bruit de 3 m de hauteur. L’emprise des travaux nécessitera l’expropriation totale des Nos. 5 et 8 de la rue de l’Elan.

A noter: la reconstruction du Pont de l’Elan est demandée par la Commune de Watermael-Boitsfort dans le cadre de son projet “Mobilité’. Le cas de la rue des Archives, où les façades des maisons sont directement en face de et très près du talus, est également très sensible, mais ici le Certificat d’Urbanisme n’a pas vraiment trouvé de solution. Il prévoit seulement: le remplacement des sections en viaduc par des talus avec “murs verts” ou des parois en béton; la reconstruction des box de garage situés à l’arrière des immeubles 130 à 158 de l’av. Van Becelaere.

Du Pont de l’Elan jusqu’à l’av. des Criquets, l’étude paysagère prévoit des deux côtés, glacis paysager sur talus naturel. Sans doute ceci améliorerait l’aspect de l’ouvrage, mais la situation de la rue des Archives, à cette hauteur, risque de rester inacceptable.

Tronçon 4: Av. Van Becelaere (Grands Buildings)-Ch. de la Hulpe

Le projet nécessitera l’élargissement de l’assiette ferroviaire, principalement du côté de l’av. Van Becelaere, sur 20 à 30 m de large, nécessitant un réaménagement complet des voies existantes. Une couverture complète débutera au niveau du No. 62 rue des Archives et s’étendra jusqu’à la halte de Boitsfort. Les parois de la dalle de couverture atteindront 6,50 m de hauteur et seront donc visibles au début, du côté de la rue des Archives. Un talus d’une hauteur variable et verdurisé sera adossé à cette paroi latérale. Du côté de l’av. Van Becelaere, les parois seront tout à fait dissimulées. En remontant la rue des Archives vers la ch. de la Hulpe, la plate-forme passe progressivement en déblai; les parois latérales seront tout à fait dissimulées au niveau de l’av. des Lucanes. Le projet suggère divers aménagements paysagers de la dalle. Divers accès au plateau seront aménagés. Une clôture verte sera installée le long des jardins de l’av. Van Becelaere. Pour la sécurité il est prévu de placer des barrières de protection de min. 1,80 m de hauteur sur tout le pourtour de la dalle, ce qui aura pour conséquence l’expropriation partielle des fonds de jardin du No. 50 et No. 30 de l’av. Van Becelaere et d’une partie du parc des copropriétés “Sequoias”, “Pins Noirs” et “Cèdres”. Le pont de la ch. de la Hulpe sera complètement reconstruit. A ce niveau, l’assiette des voies sera élargie sur 30 m.

Ce tronçon du projet a suscité le moins d’objections, bien qu’il met en danger quelques arbres particulièrement beaux dans le parc des grands buildings. Le Certificat d’Urbanisme prévoit: à la rue des Archives aux abords de la tranchée couverte, une zone de stationnement de 1,80 m à partir du bord actuel de la chaussée, une zone dallée de 0,80 m, et un mur de soutènement de 1 m de hauteur avec des plantations; une amélioraton du “confort de de l’esthétique” de l’escalier prévu à hauteur du sq. des Cicindelles.

L’étude paysager prévoit un habillage vert des parois de la dalle, avec du côté de la rue des Archives, un talus remodelé et une végétation d’accompagnement. Quant à la dalle, l’étude envisage un lieu verdurisé de passage et de rencontres, avec accès des deux côtés au niveau de la Square des Cicindelles pour piétons, vélos, handicapés et poussettes.

Tronçon 5: Ch. de la Hulpe-Clos des Chênes

Le projet prévoit un réaménagement complet des voies et quais existants. A la Gare de Boitsfort, le bâtiment de la gare et les quais existants seront supprimés. Diverses voies d’accès seront aménagés: 2 voies d’accès au parking depuis la ch. de la Hulpe; une depuis la ch. de la Hulpe au quai No. 1 pour les pompiers; 3 depuis le sommet de la dalle (escaliers et ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite) jusqu’aux quais situés au nord du pont; 2 depuis le sommet de la dalle jusqu’aux quais situés au sud du pont. 3 nouveaux quais de 350 m seront construits, situés de part de d’autre de la ch. de la Hulpe. La tranchée couverte s’étendra jusqu’à la hauteur de la 1er allée du clos des Chênes et sera prolongée sur 56 m jusqu’à la 2è allée du clos, par une couverture partielle (casquette recouvrant les 3 voies ouest) combinée avec un mur de soutènement côté ouest.

A la suite des objections des résidents du clos des Chênes, le Certificat d’Urbanisme prévoit: la prolongation de la couverture totale du chemin de fer au delà de l’immeuble No. 92 du clos, et la verdurisation de cette couverture. Il prévoit également: la suppression d’un terminus de tram proposé sur le toit du tunnel et son remplacement par un pavillon d’entrée de la gare, en liaison avec les arrêts des trams et bus à réaménager dans un parvis de la gare; l’intégration de deux escalators dans le pavillon; l’aménagement de parkings pour vélos sécurisés; le réaménagement du parking situé à l’entrée du parc Tournay-Solvay.

L’étude paysagère propose que la dalle de couverture soit aménagée pour permettre l’accès aux quais de la gare, avec maillage d’arbres, petite restauration, et un puits de lumière” dans la dalle au dessus des quais. Elle propose également au sud de la ch. de la Hulpe un “espace minéral” ponctué d’un maillage d’arbres, d’ascenseurs et un pavillon de restauration avec terrasse. L’emplacement actuel de la gare serait un espace de parking de 49 places, plantés d’arbres. Au niveau du clos des Chênes, la dalle ne serait pas accessible, mais serait couverte d’un substrat minimum et planté de graminées.

Tronçon 6: Clos des Chênes-Parc Tournay-Solvay

Le projet prévoit l’élargissement de l’assiette par la pose à l’est d’un viaduc surplombant le sentier du parc Tournay-Solvay longeant la ligne du chemin de fer, et à l’ouest, par la pose d’une dalle sous voies sur le talus existant. Une clôture sera mis de ce côté de la ligne. Le projet prévoit la destruction partielle du mur du fond du potager du parc Tournay-Solvay et le rehaussement du mur. Ces travaux de modification du mur nécessiteront l’expropriation d’une partie du jardin potager.

Le potager du Parc Tournay-Solvay étant un site classé, le projet de détruire partiellement son mur a suscité des objections de la part du bureau d’études, qui, selon le P.V. de la réunion du comité d’accompagnement du projet du 19 mai 2003, a demandé le “ripage” des voies vers l’ouest à cet endroit. La SNCB a répondu que ceci impliquerait nécessairement des expropriations au clos des Chênes. Pourtant, dans le P.V. du 20 juin 2003, la Ligue des Amis de la Forêt de Soignes demande que “le déplacement du tracé vers l’ouest pour éviter le Parc Tournay-Solvay n’ait pas de répercussions négatives sur le tracé en Forêt de Soignes (vallons des Enfants Noyés et du Vuylbeek)”, ce qui suggérerait que ce déplacement avait été accepté. En fait, on nous a parlé de ce déplacement comme étant un fait, bien qu’il n’est pas mentionné dans l’Etude d’Incidences, ni dans le Certificat d’Urbanisme. A vérifier lors de la demande du Permis d’Urbanisme.

Tronçon 7A: Chemin des Deux Montagnes-Drève Van Kerm

Le projet prévoit l’élargissement vers l’ouest du passage inférieur du ch. des Deux Montagnes par la juxtaposition de 2 éléments de pont-cadre dans le prolongement de l’ouvrage existant, et la pose de 2 parapets. A noter: ce passage se situe à l’intérieur de la zone de protection délimitant un site archéologique classé, le camp fortifié néolithique de “Boitsfort Etangs”. Sur le reste du tronçon, les travaux consisteront, en situation de remblai, en la pose d’un viaduc et d’un rideau vert du côté est, et d’un mur vert au côté ouest. Au niveau de l’Ecole Internationale, il est prévu de reprofiler le talus du côté ouest, de construire un mur vert de 2 m de hauteur et de remblayer le côté est. Au niveau de la drève Van Kerm, le Pont des Chats et la structure voisinante de la CIBE surnommée le “pont siphon” seront démolis et remplacés par un pont plus large. La construction de cet ouvrage nécessitera l’empiètement des talus situés de part et d’autre des voies, et l’aménagement d’un parapet de 1,80 de hauteur.

Le Certificat d’Urbanisme prévoit la prolongation des murs anti-bruit sur toute la traversée du Vallon du Vuylbeek; l’élargissement progressif de l’allongement du passage inférieur du ch. des Deux Montagnes jusqu’à une sortie de 4 m de large; la création d’un puits de lumière dans l’entre-voies axial; une intégration soigneuse du nouvel accès de l’ouvrage dans l’environnement forestier. L’étude paysagère propose l’amélioration de l’aspect esthétique de l’ouvrage sur tout le tronçon.

Tronçon 7B & C: Drève Van Kerm-Limite Régionale

Depuis la dr. Van Kerm, le projet prévoit la construction d’un mur vert à l’est des voies et le reprofilage du talus à l’ouest jusqu’au km 13,400, où il est prévu d’aménager un viaduc et un rideau vert du côté ouest tandis que la voie à l’est repose sur une dalle de béton. A partir du chemin de la Forêt de Soignes, en situation de déblai, les travaux consisteront en un reprofilage des talus et la pose d’une dalle sur laquelle reposeront les nouvelles voies. En situation de remblai, il est prévu de poser des viaducs et des rideaux verts. Le projet prévoit la prolongation du passage sous voies au niveau de la drève des Bonniers. Pour ce faire, il est prévu de poser 2 éléments de viaducs préfabriqués et de rehausser les murs existants.

Le Certificat d’Urbanisme prévoit: trois échappatoires pour la faune entre le clos des Chênes et le Pont des Chats; la remise en état, le remplacement ou le prolongement de plusieurs pertuis; l’aménagement d’abris et de gîtes pour les chauves-souris; des traversées pour la petite faune. L’étude paysagère propose l’amélioration de l’aspect esthétique de l’ouvrage sur tout le tronçon.

Haut de la page

Le Projet

Accueil